COVID-19

« Maintien rigoureux des mesures de distanciation sociale et hygiène individuelle et collective, incluant le port de masques »

 

11 MAI 2020

ESPOIRS ET CRAINTES SUR LA STRATÉGIE Á SUIVRE

Écoutons les médecins et scientifiques qui participent aux décisions sanitaires qui sont au cœur de l’action publique.

Par exemple, Jean-François DELFRAISSY, immunologue reconnu, nommé Président du conseil scientifique COVID-19, par le gouvernement.

Il décrit avec précision la situation et la stratégie que tente actuellement la France :

Ces déclarations sont issues du débat qui s’est déroulé au Sénat le 15 Avril 2020.

« Ce virus est une vacherie » résume-t-il sans faire preuve d’optimisme.

J’ai choisi simplement, de reprendre ces propos assez libres sans en faire de commentaires, que seuls des spécialistes sont à même de faire, mais de vous les soumettre à votre propre réflexion.

Où en est-on ?

Un premier objectif est en train d’être atteint. Il s’agit de la diminution du nombre de malades qui passent en réanimation. « On est dans le bon sens, la baisse est très régulière mais la courbe des décès ne va toutefois pas encore s’infléchir pendant 10 à 15 jours »

Mais l’autre bataille reste toute entière à mener : ralentir l’épidémie et éviter qu’elle ne reparte dès que le pays s’éloignera de la phase du plus strict confinement.

Le message est très clair : l’épidémie, le 11 mai, sera réduite mais elle ne disparaitra pas. Elle se calmera cet été peut-être, mais personne n’en ai sûr. La question de la disparité entre les régions reste là aussi une énigme pour la communauté scientifique comme le démontre le rapport du Dr DELFRAISSY.

Ce n’est pas la seule incertitude, il y en a tant d’autres.

Il précise aussi : « il y a 18 millions de personnes à risque (au-dessus de 65 ou de 70 ans, avec des personnes ayant des affections de longue durée, des sujets jeunes ayant une pathologie mais aussi des sujets diabétiques et un surpoids important) qui devraient rester confinées, elles risquent de développer une forme grave si contamination.

Il n’y a pas de tabous lorsqu’il s’agit de préserver la vie de nos concitoyens.

Pour combien de temps ?

« Je ne sais pas, en attendant peut-être un médicament préventif. »

Son pessimisme d’action est en tout cas cohérent avec celui de Philippe SANSONETTI, professeur au collège de France et à l’institut pasteur, médecin et chercheur en microbiologie français, directeur de l’unité INSERM.

 

Quand faudra –t-il sortir du confinement ?

Le plus tôt serait bien sûr le mieux, la santé mentale de notre population et les chances de relance de notre économie en dépendent.

Impossible d’attendre médicaments et vaccins. Au moins quelques conditions doivent absolument être réunies, pour prononcer un début de déconfinement.

Sommes-nous clairement sortis du pic épidémique ? NON, la situation reste incertaine, car les tensions sur les personnels de santé et les moyens hospitaliers demeurent extrême, en dépit de plusieurs semaines de confinement, alors que se fait sentir un véritable relâchement dans l’adhésion de certains.

Clairement, il faut le dire à nos concitoyens, la date de déconfinement ne se décidera pas comme celle des vacances scolaires.

Elle se décidera sur des critères objectifs, des données sur le statut de l’épidémie, sur la disponibilité des outils de diagnostics moléculaires et sérologiques nécessaires à ces enquêtes. Mais aussi sur la disponibilité des outils de protection individuelle de la population « libérée » contre la circulation persistante du virus.

Le professeur insiste et persiste sur les zones d’ombre dans la biologie de l’interaction entre le SARS-COV -2 et l’homme qui rendent difficile les prédictions.

Ce virus est retors et nécessite donc aussi d’encourager et de financer une recherche chimique et fondamentalement de haut niveaux, visant à éclaircir des zones obscures et néanmoins essentielles de cette maladie.

Dans quelles conditions se fera le déconfinement du 11 mai ?

  • La sortie du confinement devra s’accompagner d’un maintien rigoureux des mesures de distanciation sociale et d’hygiène individuelle et collective « incluant le port de masques « professionnels » selon disponibilité ou « artisanaux ».

  • Impossible de déconfiner tant que les pharmacies seront en rupture chronique de stocks de masques et de gel hydro-alcooliques.

  • Notre collectivité, son conseil municipal, son CCAS, ses présidents d’associations, nos sapeurs-pompiers professionnels et bénévoles seront intégrés dans « la réserve citoyenne ».

 

Les mesures qui seront annoncées d’ici le 11 mai, doivent être accompagnées par les citoyens. Elles doivent être aussi non imposées grâce à une pédagogie transparente et à l’incitation pour leur participation active.

Nos concitoyens doivent pouvoir sortir de cette perspective étroite et dès maintenant se préparer à jouer un rôle actif lorsque le confinement sera levé.

Le 11 mai, « la réserve citoyenne » prendra toute sa place dans ce dispositif annoncé.

La sortie de confinement devra s’accompagner d’un maintien rigoureux des mesures de distanciation sociale et d’hygiène individuelle et collective, incluant le port de masques. Le professeur précise que «  quoi qu’il advienne, les mesures de distanciation sociale et d’hygiène renforcée devront être maintenues tant que nous ne disposerons pas d’un vaccin, c’est-à-dire, pas avant plusieurs mois, sans doute, une année ».

Mais le professeur conclut sur plusieurs notes personnelles dont :

« Espoir et confiance d’abord : la science apportera les solutions à cette crise qui paralyse notre pays, notre continent et la planète. Recherche biomédicale, fondamentale, académique et industrielle, toutes les forces sont mobilisées et globalement financées pour découvrir, tester, valider et développer molécules thérapeutiques et vaccins »

Plan de déconfinement National – Local

Le président de la république a énoncé de nouvelles indications sur la gestion de la crise du COVID-19.

Les communes et leurs intercommunalités, qui assurent le service universel de proximité pour nos concitoyens, sont concernées par tous les aspects de la lutte contre l’épidémie.

Pour être efficace, la fin programmée des mesures de confinement devra être menée étroitement en lien avec les maires et leurs équipes.

  • Avec l’association des Maires de France (AMF) nous demandons que soit défini, en concertation avec les maires, un plan de déconfinement précis au niveau national, décliné dans nos communes.

  • Concernant les écoles primaires, dont la gestion est de la responsabilité des communes, il convient d’établir un calendrier et des modalités de mise en œuvre suffisamment détaillé pour garantir la sécurité de tous les élèves et personnels (transports – garderie – cantines – personnel enseignant – entretien des locaux – association parents d’élèves – délégués – mesures COVID-19 …)

 

Opération port du masque barrière

Concernant les masques alternatifs, les membres de l’équipe municipale ont décidés de recommander à tous les résidents de Saint-Georges-Sur-Arnon de porter un masque quotidiennement et durant les sorties autorisées afin de préparer la première étape du 11 Mai 2020.

Cette préconisation est conforme à la recommandation du 2 Avril de l’académie de médecine concernant l’usage des masques dits « Alternatifs ».

Nous avons répondu à deux appels de commande groupée concernant des masques :

  • Avec l’association des maires, 4 boîtes de 50 masques jetables, à disposition.

  • Avec le département de l’Indre, 1 800 masques de protection textile lavable (AFNOR. SPEC. S7.6001) de catégorie 1.

 

Le groupe MARCK (ex Balsan) s’est associé à l’entreprise RIOLAND et confectionne dans l’Indre des masques de type M.B qui ont la particularité de pouvoir être lavés 50 fois sans altération à 60°C (pendant un minimum de 30 min).

Le masque est doté de deux liens à nouer, le masque barrière doit être ajusté de façon à couvrir le nez, la bouche et le menton.

La durée du port du masque barrière est de 4 heures maximum et sans manipulation durant cette période. Chaque fois que le masque est retiré, il doit être pour un propre.

Autrement dit, pour chaque personne, il faut au moins 2 masques par jour avant de les laver et les réutiliser.

 

  • Dès réception (6-7 mai 2020) des masques, nous organiserons la livraison de 2 masques pour chaque membre du foyer (586 bénéficiaires) déclaré en résidence principale, gratuitement.

  • Un stock limité sera à disposition, moyennent une participation financière de 3,70€ TTC à l’unité (correspondant à l’achat auprès du fournisseur), chaque habitant pourra se procurer d’autres masques.

 

Le paiement de la commande sera régularisé avec le budget CCAS (6 800€).

Compte tenu de la crise sanitaire, toutes les activités, de détentes, loisirs, fêtes, de commémorations, d’activités, 14 Juillet, feux d’artifices etc … sont annulées.

D’ores et déjà deux associations nous ont fait savoir qui participeraient à hauteur 800€ ainsi qu’un couple de résidents a souhaité se joindre à cette opération pour un montant de 100€.

 

Bien évidemment, le début du déconfinement se réalisera avec les règles actuelles :

  • Distance barrière de 1 mètre

  • Lavage des mains

  • Utilisation du gel- hydro alcoolique

  • Et port du masque sécurité.

 

Cette opération sous la responsabilité du conseil municipal, du CCAS, des associations sera certainement une action forte pour faire respecter « le confinement » seul remède connu et à disposition de tous les citoyens.

Elle devra aussi nous permettre de poursuivre la réflexion et de participer à l’après 11 Mai avec les membres de « la réserve citoyenne » et de maitriser le « déconfinement ».

 

Nous serons tous protégés contre le virus qui passera mais ne s’arrêtera pas à Saint-Georges-Sur-Arnon – Avail.

 

Bon confinement.

Jacques PALLAS

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Elections MUNICIPALES DU 15 MARS 2020

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